Les Fidji avancent dans leur plan national d'adaptation

La Division du changement climatique et de la coopération internationale du ministère de l'Économie a organisé l'atelier final de consultation nationale à Suva, la capitale des Fidji.

Atelier de consultation final sur le plan national d'adaptation des Fidji

Le gouvernement des Fidji a organisé une dernière consultation des parties prenantes dans le cadre de l'élaboration du Plan national d'adaptation (PNA). L'événement s'est déroulé le 21 septembre à Suva, la capitale des Fidji, et visait à engager les participants auprès des représentants du gouvernement, acteurs clés de la définition des actions prioritaires du PNA.

Cet atelier a été la dernière occasion pour les participants de s'exprimer sur les actions prioritaires du PAN. Les modifications proposées lors de la consultation sont actuellement examinées par le Comité directeur du PAN des Fidji avant d'être soumises à l'approbation interministérielle et du Cabinet.

Lutter contre le changement climatique

En réponse aux engagements internationaux pris dans le cadre de l’Accord de Paris et aux besoins nationaux, sous la direction du ministère de l’Économie, le gouvernement fidjien a préparé ce projet de PAN dans le cadre des efforts continus visant à lutter de manière globale contre le changement climatique.

Ce PAN a été élaboré comme un document d'action stratégique de haut niveau. Le gouvernement fidjien entreprend son processus PNA comme un processus continu, progressif et itératif pour assurer une approche systématique et stratégique de l'adaptation dans toutes les prises de décision du gouvernement, ce qui facilitera la coordination institutionnelle, la mobilisation des ressources et, en fin de compte, des actions d'adaptation efficaces.

La Division du changement climatique et de la coopération internationale du ministère de l'Économie a joué un rôle moteur dans la facilitation et la coordination du processus d'élaboration du PNA. Sa mise en œuvre devrait relever de la responsabilité des entités gouvernementales chargées de la mise en œuvre, avec le soutien d'autres entités gouvernementales et d'acteurs de la société civile, des partenaires de développement, du secteur privé, ainsi que des institutions universitaires et de recherche. La publication d'un PNA ne constitue pas l'étape finale du processus : des stratégies de financement et de communication seront également élaborées, ainsi qu'un système de suivi et d'évaluation.

Ce projet de PAN a été créé à la suite d'ateliers de consultation multipartites au niveau national, d'un processus de rétroaction écrite, ainsi que d'entretiens avec des informateurs clés avec des experts mondiaux et nationaux, des organisations régionales et des organisations nationales de la société civile. Le NAP a été soutenu par le NAP Global Network, avec le soutien financier des gouvernements canadien et américain.

Processus PNA à ce jour

Lire Fidji Cadre du PNA

Le processus PNA a connu cinq étapes clés à ce jour :

  1. l’établissement d’un cadre PAN qui a été approuvé par le Cabinet en octobre 2017. Le cadre PAN a décrit les approches et les principes selon lesquels le PAN devrait être élaboré.
  2. la création d'un comité de pilotage du PAN en janvier 2018. Il s'agit d'un comité constitué par le gouvernement pour aider à superviser et à maintenir les progrès concernant l'élaboration du PAN.
  3. l'élaboration de la structure proposée du PAN en février 2018. Ce document définit la structure du PAN, établissant surtout cinq domaines prioritaires pour les adaptations systémiques et sectorielles.
  4. la finalisation du rapport d'inventaire des PAN en avril 2018. Ce rapport était une évaluation complète des mesures proposées pertinentes dans les documents de planification du développement au niveau national.
  5. Le processus de priorisation, mené en juillet 2018, était un processus participatif qui a priorisé dix actions pour chaque composante du PNA. Ces actions ont été justifiées par les approches et principes énoncés dans le cadre du PNA. Les critères retenus pour appuyer ce processus étaient les suivants : a) s’attaquer aux causes structurelles de la vulnérabilité ; b) intégrer les risques environnementaux et climatiques dans les processus de développement existants ; c) promouvoir l’adaptation écosystémique, le cas échéant ; d) promouvoir des approches fondées sur le genre et les droits humains, le cas échéant ; e) reconnaître et tenter de mobiliser le soutien du secteur privé ; f) promouvoir des processus inclusifs et participatifs ; g) promouvoir les approches traditionnelles et scientifiques ; h) promouvoir une prise de décision solide ; i) améliorer la gestion des compromis environnementaux, sociétaux et économiques ; et j) s’attaquer aux obstacles connus à l’adaptation ou à la vulnérabilité aux aléas et risques environnementaux et climatiques.